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2 juin 2025

Château de Nesles

Le château de Nesles est situé sur le territoire commnual de Seringes-et-Nesles (deux villages fusionnés à la fin du XVIIIe siècle).


Le château fort fut fondé au XIIIe siècle. Il se compose d'une enceinte presque carrée, de huit petites tours dont deux protègent la porte d'entrée et d'une tour plus grande, isolée à l'angle nord-est.


Classé monument historique en 1922 sans les bâtiments de ferme plus récents qui s'y sont installés, le château, bien que privé, peut se visiter et se privatiser, en particulier pour des mariages.
Château

19 décembre 2022

Tour penchée, Laon

À l'instar de la cèlèbre ville italienne de Pise, Laon possède également une très belle tour penchée.

Cette tour, appelée "dame Ève" se site sur les magnifiques remparts de la ville, faisant plus précisément partie de la porte de Soissons.
Construite au XIIIe siècle, cette entrée fortifiée fut classée monument historique en 1875.

4 juillet 2022

Château de Fère-en-Tardenois

Le château de Fère-en-Tardenois, aujourd'hui en ruines, se compose de deux parties principales.


Le château-fort du XIIIe siècle s'élève sur une haute motte cadastrale, flanqué des restes de sept tours circulaires.

Le pont-galerie à deux niveaux s'appuyant sur cinq arches fut construit au XVIe siècle pour franchir les douves sèches, tel le château de Chenonceau emjambant, à une autre échelle, le Cher. Au premier étage de ce pont couvert se trouvait une salle de bal, l'étage inférieur formant un long couloir de service.

Le château de Fère-en-Tardenois est classé monument historique depuis 1862.

Château

27 juin 2022

Tour beffroi, Crécy-sur-Serre

Dans la belle petite commune de Crécy-sur-Serre, un splendide beffroi se dresse au centre du village.


Orné d'horloges, cet édifice de seize mètres de hauteur fut classé monument historique en 1921. Ses briques, sa base octogonale et son clocheton lui donnent un petit air de phare.
Derrière le beffroi se trouve l'hôtel de ville. La façade de ce dernier, sur laquelle deux grands chevaux blancs se font face, est également classée au titre des monuments historiques, depuis 1928.

Autres beffrois : Abbeville, Arras, Béthune, Calais, La Mure, Lille (chambre de commerce), et Nuits-Saint-Georges.

13 juin 2022

Abbaye Saint-Jean-des-Vignes, Soissons

Non loin de sa cathédrale, Soissons offre aux visiteurs et habitants une vue étonnante sur un curieux bâtiment.


Si le cloître de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes, fondée au XIe siècle, est intact, comme ses dépendances et le réfectoire des moines, c'est la façade rescapée de l'église abbatiale qui impressionne, avec ses flèches hautes de 75 mètres et sa structure élégante que le regard traverse.
C'est au XIXe siècle que l'église fut demantelée. Ses pierres servirent très probablement à la construction de maisons dans la ville.

Soissons est considérée comme la toute première capitale de la France ; ce fut tout du moins le camp principal de Clovis (466-511).
La ville est bien sûr connue grâce à une anecdote historique au sujet d'un vase. Après la prise de la ville, Clovis demanda ce bel objet précieux lors du partage du butin, en plus de sa part, afin de le restituer à un évêque. Mais un soldat protestataire frappa le vase d'un coup de hache (ce qu'il regretta mortellement un peu plus tard, puisque c'est son crâne que Clovis brisa avec son arme).

18 avril 2022

Château de Soupir

Le terme "château" est peut-être un bien grand mot pour décrire les vestiges plantés au milieu des champs, à Soupir, dans l'Aisne.

Du domaine ne reste en effet qu'un portail de pierre du début du XXe siècle, classé monument historique en 2007.
Les combats de la Première Guerre mondiale détruisirent le château en 1917.
Plus généralement, toute la commune de Soupir fut rasée à cette funeste période.
En témoignent les nécropoles nationales ainsi que les cimetières militaires allemands et italiens établis sur son territoire communal.


Château

14 mars 2022

Donjon de Septmonts

Le donjon, haut de plus de quarante mètres, du château de Septmonts (à prononcer "Sémon"), en constitue son vestige le plus remarquable.


Le château, dont la construction s'échelonna du XIIIe au XVIe siècle, fut une résidence des évêques de Soissons, ville située à quelques kilomètres au nord-est, le donjon lui-même datant du XIVe  siècle (autour de 1370).
Il se dit que le roi Louis XI y fit une halte sur le chemin du retour à Paris après son sacre à la cathédrale de Reims.

Le donjon fut classé monument historique dès 1920, ce classement s'étendant à l'ensemble du site en 2006.
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25 mai 2020

Château de Villers-Cotterêts

Le château de Villers-Cotterêts fut l'une des résidences du roi François Ier (1494-1547), comme le château de Saint-Germain-en-Laye.


Sa renommée provient principalement d'une ordonnance royale prise en ce lieu.
Décrétée en août 1539 par François Ier, cette ordonnance "sur le fait de la justice", parfois appelée "ordonnance Guillemine" du nom de son rédacteur, le chancelier de France Guillaume Poyet (1473-1548) est surtout connue, logiquement, sous le nom d'ordonnance de Villers-Cotterêts.
Ses articles 110 et 111, toujours en vigueur aujourd'hui car jamais abrogés, font du français ("francoys") la seule langue officielle des actes législatifs, juridiques et administratifs, en remplacement du latin ainsi que des langues régionales.

On peut lire aujourd'hui "MAISON DE RETRAITE DU DEPAR[TEMENT] DE LA SEINE" au fronton d'une des principales entrées.
Après avoir été en 1808 un "dépôt de mendicité", à mi-chemin entre prison et hospice pour les mendiants, le château est en effet devenu une maison de retraite de la fin du XIXe siècle jusqu'en 2014. À cette date, par défaut d'entretien et sans crédit alloué à la restauration, le bâtiment doit être fermé au public, certaines parties étant jugées dangereuses.

Le président de la République, Emmanuel Macron, envisage de le réhabiliter en centre international de francophonie, en clin d’œil à l'ordonnance mentionnée ci-dessus.


On peut voir sur la façade plusieurs initiales : "H", accompagné de trois croissants entrelacés, et le couple "H.K." surmonté d'une couronne.



Le "H" est la marque d'Henri II (1519-1559), deuxième fils de François Ier. Les initiales "H.K." sont celles d'Henri II et de son épouse "Catherine de Médicis", un "K" remplaçant le "C" pour éviter toute confusion avec "D" inversé et ainsi toute référence à Diane de Poitiers, favorite notoire du roi.



Château

21 octobre 2019

Familistère de Guise

Au XIXe siècle, Jean-Baptiste André Godin (1817-1888), à la tête d'une grande fonderie qu'il a installée à Guise, fait construire à côté de son usine un "familistère", ensemble de bâtiments pour l'hébergement et l'épanouissement de ses ouvriers. Il voulait une cité communautaire et utopique pour améliorer les conditions de vie des employés qu'il savait difficiles pour avoir été ouvrier lui-même.

Sur la vue interactive suivante, la statue de l'industriel trône devant le pavillon principal, le "Palais social", dédié au logement :


La vue aérienne permet une vision d'ensemble du familistère et de l'usine; cette perceptive verticale permet d'admirer, en utilisant le zoom, les verrières qui recouvrent les cours intérieures des bâtiments d'habitation.

Le Familistère de Guise comportait différents pavillons, notamment une crèche ("nourricerie et pouponnat"), un ensemble dédié à l'hygiène (buanderie pour le linge, piscine pour le corps), un autre dédié à l'éducation et la culture (avec une école et un théâtre) et des "économats", sortes de petits centres commerciaux. Si la crèche a été détruite à la fin de la Première guerre mondiale, les autres bâtiments restent aujourd'hui visibles, peuvent se visiter, et abritent un musée.

20 janvier 2017

Saint-Quentin, basilique

3 à Troyes, 7 à Sète et 51 à Saint-Quentin.
En osant un jeu de mot facile, nous aurions pu dédier notre troisième article à la ville de Troyes, et choisir comme septième lieu la cité méditerranéenne de Sète.
Dans cette logique, intéressons-nous à Saint-Quentin, 51e  lieu mis en lumière sur VirtuaFrance (même si les comptes ronds sont plutôt, d'habitude, à l'honneur).

Saint-Quentin est une ville importante du nord de la France, traversée par la Somme. Comme il y a beaucoup à y voir, concentrons-nous sur sa basilique Saint-Quentin, qui a particulièrement souffert, comme toute la ville, pendant la Première Guerre mondiale de 1914-1918, mais qui est aujourd'hui un magnifique édifice.



L'ancienne collégiale se distingue notamment par son étonnante tour-clocher-porche de couleur claire.


À l'intérieur, on y découvre notamment le labyrinthe de pavés bicolores (comme on peut en admirer également dans les cathédrales de Reims et de Chartres, par exemple) ainsi que l'imposant orgue offert par Louis XIV.