30 octobre 2017

Cité de l'Or, Saint-Amand-Montrond

À Saint-Amand-Montrond, troisième ville la plus peuplée du département du Cher après Bourges et Vierzon, on trouve de nombreuses curiosités touristiques, comme un avion supersonique Mirage au milieu d'un rond-pond, un admirable pont du XVe siècle, les ruines d'un château, une singulière tour à la gloire des troupes de Napoléon III...

Parmi elles se distingue une étrange pyramide sombre, de verre et d'acier, qui n'est pas sans rappeler le luxueux hôtel-casino "Luxor" de Las Vegas, ou la Pyramide du Louvre, à Paris.



Il s'agit de la "Cité de l'Or, pyramide des métiers d'art".

Inspiré de l'antiquité égyptienne mais également clin d’œil aux mythiques cités d'or aztèques et incas, inauguré en l'an 2000, l'édifice de 34 mètres de hauteur, qui abrite aujourd'hui un centre des congrès et un espace culturel, a été conçu pour promouvoir les activités liées à la bijouterie, et notamment au précieux métal jaune.
En effet, depuis l'installation en 1888 de fabricants de bijoux à Saint-Amand-Montrond, la ville est réputée pour cette activité (sa spécialité étant "le palmier à maille creuse", en or, évidemment), malgré la fin de l'âge d'or de l'or depuis les années 1970 et la crise économique qui a suivi.


Autre curiosité de Saint-Amand-Montrond : son rond-point avec un Mirage (avion).

23 octobre 2017

La Grande Arche de la Défense

"La Défense" est le nom du quartier d'affaires de l'agglomération parisienne, à l'ouest de la capitale française, où se dressent de nombreuses hautes tours, essentiellement de bureaux.
Ce nom vient d'une statue en bronze de 1883, "la Défense de Paris", qui ornait un rond-point, aujourd'hui disparu, de Puteaux. Mais la statue, elle, est toujours bien visible, surtout depuis qu'elle trône, depuis janvier 2017, bien en vue sur la dalle centrale, grande esplanade.
Tout au bout de cette dernière s'élève la Grande Arche de la Défense, monument cubique d'environ 110 mètres de côté.


Inaugurée en 1989, année des célébrations du bicentenaire de la révolution française, la Grande Arche, conçue par un architecte danois, Johan Otto von Spreckelsen (mort deux ans avant l'inauguration de son œuvre), est construite dans l'axe historique de Paris, "voie royale" partant du Louvre et suivant le tracé de l'avenue des Champs-Élysées (ne croyez pas ceux qui vous disent que cet axe se prolonge jusqu'au Grand Canal du château de Versailles, car ce dernier se trouve plus au sud. Si on devait prolonger l'axe historique de Paris au-delà de La Défense jusqu'à un château, il s'agirait, à quelques mètres près, de celui de Saint-Germain-en-Laye, et non celui de Versailles).
L'axe du monument lui-même est décalé d'un angle de quelques degrés, pour mieux, dit-on, être visible depuis la place de la Concorde, entre les jambes de l'Arc de Triomphe ; ce décalage s'explique aussi par des raisons techniques liées à la présence d'infrastructures de transports, autoroute et métros, sous les fondations de l'édifice.

Son toit, qui a abrité un musée de l'informatique et un musée des jeux vidéos de 2008 à 2010, a été fermé pendant plusieurs années, à la suite d'un incident avec les ascenseurs extérieurs.
Mais il est maintenant rouvert, depuis quelques mois, aux visiteurs qui peuvent déambuler sur un pont-promenade enjambant un jardin, en admirant une superbe vue sur Paris et ses environs.

16 octobre 2017

Lac d'Hossegor

Le lac d'Hossegor constitue une curiosité à plusieurs titres.

Premièrement, il s'agit d'un lac d'eau de mer, qui se vide presque entièrement à chaque marée basse, laissant alors apparaître des parcs à huîtres.

Ensuite, il se présente comme une étendue d'eau bien calme pour une cité balnéaire réputée pour ses impétueuses vagues propices au surf.

Aux célèbres plages océaniques de la ville de Soorts-Hossegor (entre les plages de Capbreton et de Seignosse, les plus connues étant la plage centrale, la plage de la Gravière et la plage naturiste dite "des culs nuls"), le lac offre quatre autres étendues de sable : la plage des Chênes Lièges et la plage blanche sur son rivage occidental, mais aussi les petites plages du Parc et du Rey, sur son côté est.
Il offre l'opportunité de belles balades, à pied, à vélo, en pédalo ou en paddle.



Enfin, même si nous l'avons classé dans la catégorie "nature", il doit, partiellement, son existence à l'Homme.
Il s'agit en effet d'un ancien bras du fleuve Adour. Ce dernier se jette de nos jours dans l'océan Atlantique à Bayonne, mais, avant d'être détourné en 1578 à la demande du roi Charles IX, son embouchure se trouvait à Capbreton, juste au sud de Soorts-Hossegor, jusqu'à la fin du Moyen Âge.
Et le lac marin, d'une longueur d'environ 2 300 mètres et de 300 mètres de largeur, ne pourrait pas communiquer avec l'immensité marine, via la passe du Boucarot, sans un canal creusé durant la deuxième moitié du XIXe siècle, sous Napoléon III.


Le nom "Hossegor" est par ailleurs associé au personnage "Igor d'Hossegor" du film "Brice de Nice", dont on retrouve la plage fétiche à Nice.

Nature

9 octobre 2017

La Roche de Solutré

La Roche de Solutré est le nom d'une grande pointe rocheuse bourguignonne, rendue célèbre par l'ascension -ou plutôt la randonnée, car la pente n'est pas très abrupte...- annuelle qu'y faisait, sous l’œil des caméras de télévision, François Mitterrand, président de la République de 1981 à 1995.

Culminant à 493 mètres d'altitude, la falaise domine d'environ 40 mètres les vignes du pouilly-fuissé, délicieux vin blanc, à savourer avec modération.



Deux formations géologiques similaires sont voisines et forment ainsi avec la Roche de Solutré un "circuit des trois roches" : la Roche de Vergisson, au nord, et le Mont de Pouilly, au sud.

La Roche de Solutré constitue également un site préhistorique (au pied duquel se trouve d'ailleurs un musée de la Préhistoire).
Une légende raconte que les hommes préhistoriques chassaient, pour leur viande, les chevaux sauvages, en les poursuivant jusqu'au sommet de l'éperon rocheux du haut duquel se jetaient, dans le vide, les animaux.

Nature

3 octobre 2017

Pagode rouge, Paris

Il y a, dans Paris, de très nombreux petits sites tellement insolites qu'un parisien peut passer sa vie intra-muros sans même soupçonner leur existence.
La "Pagoda de Paris", ou "pagode rouge" est de ceux-là.
Il s'agit d'un hôtel particulier très commun au départ, qu'un riche marchand d'art chinois, Ching Tsai Loo, fit transformer, dans les années 1920, au goût asiatique.
À deux pas du parc Monceau, à une époque où l'on ne s’embarrassait pas de permis de construire, la "maison Loo" put ainsi prendre la forme d'une grande pagode rouge surmontée de tuiles vernies.



Ce bâtiment abrite, de nos jours, un musée privé proposant principalement des expositions d'art oriental.

Cet édifice du 8e arrondissement de la capitale ne doit pas être confondu avec le cinéma "La Pagode", dans le 7e arrondissement, ni avec la grande Pagode du bois de Vincennes, véritable lieu de culte bouddhiste parisien; ces deux derniers méritent également le détour.
Voir aussi : la pagode de Noyant-d'Allier.